Pendeloque en défenses de sanglier.

Domaine : Ethnographie

Titre : Pendeloque en défenses de sanglier.

Matière et technique : Ivoire, argent.

Dimensions : Longueur : 13,6 cm   Largeur :    Hauteur : 7,6 cm   Diamètre :   

Musée : Musée Archéologique de Strasbourg

Numéro d'inventaire : 11.987.4.1

Acquisition réalisée avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées (État / Région Grand Est)

Descriptif

Découvertes dans une sépulture à inhumation de Brumath-Stephansfeld, ces deux défenses de sanglier, remarquables par leur taille et leurs extrémités affûtées en pointe, forment les éléments principaux de la pendeloque, elles sont enchâssées, reliées par la base, dans une gaine trapézoïdale en argent ornée d’un fin décor au repoussé sur les deux faces. L’hypothèse la plus couramment proposée est celle d’une pièce décorative de harnachement, placée sur le pectoral du cheval. L’emploi comme décor de casque a également été avancée. Le contexte de découverte de pièces similaires dans des camps de légionnaires d’Allemagne (Dangstetten, Rottweil, Schongau) et de Suisse (Augst, Brugg-Vindonissa) conforte la première hypothèse. Ce type d’objets se rencontre également à diverses époques parmi les peuples réputés comme étant des cavaliers émérites: Avars, Arabes, Turcs… La présence de défens es de sanglier, et plus généralement de dents d’animaux sauvages, parmi les pièces de parure, est une constante à travers le temps et les civilisations et une grande valeur symbolique devait s’y rattacher. Le sanglier est symbole de puissance, de courage, d’endurance au combat: une pendeloque comportant des défenses de sanglier ne pouvait que communiquer ces vertus à son propriétaire, tout en répondant également à une fonction apotropaïque* et protectrice. *contre les esprits malfaisants

Bibliographie

C. SAUER, « Notices archéologiques sur Brumath-Stephansfeld » in « Cahiers Alsaciens d'Archéologie et d'Histoire » 1957, tome 1, p. 89, fig. 5. Rolf NIERHAUS, « Römer und Alamannen am Oberrhein » , dans Das Elsass, Fribourg-en-Brisgau, 1940.

Auteur de la notice : Bernadette Schnitzler