Graphomètre à pinnules

Domaine : Techniques

Titre : Graphomètre à pinnules

Auteur / Exécutant : Jean-Jacques Duhamel père (1707 - circa 1766) ou fils (actif entre 1763 et 1770)

Date : milieu ou troisième quart du XVIIIème siècle

Matière et technique : Laiton, verre, fer, feutre (assemblé)

Dimensions : Longueur : 11,4   Largeur : 24,6   Hauteur : 10,5   Diamètre :   

Musée : Maison des Lumières Denis Diderot – Langres (52)

Numéro d'inventaire : 2017.1.2

Descriptif

Inventé à la fin du XVIe siècle par le fabricant français d’instruments Philippe Danfrie (1534-1606), le graphomètre à pinnules est le modèle le plus utilisé, particulièrement en France, jusque dans les années 1760, période à partir de laquelle il est progressivement remplacé par le graphomètre à lunettes. Le graphomètre à pinnules devient d’usage courant pour les géomètres à partir du XVIIIe siècle seulement : en cela, il est représentatif du progrès des techniques à la période des Lumières. Il servait à des mesures d’arpentage et de topographie, en relevant les angles entre objets situés sur un même plan, horizontal ou vertical. Il accompagne les progrès de la cartographie, des relevés à usage juridique, des tracés des canaux et des routes… Le graphomètre servit notamment à l’établissement de la carte du royaume de France (la carte de Cassini) au milieu du XVIIIe siècle. Selon l’Encyclopédie, les « pinules servent à mettre l’alidade dans la direction de l’objet qu’on se propose d’observer, & que les fentes servent à en faire discerner quelques parties d’une manière bien déterminée; c’est pourquoi ces fentes ayant un peu de largeur, pour laisser voir plus facilement les objets, portent un cheveu (ou une fine lame de métal) qui en occupe le milieu depuis le haut jusqu’en bas ». La mesure de l’angle formé par l’alidade fixe et l’alidade mobile est lue sur la graduation du limbe. Une boussole permettait l’orientation pour les usages en position horizontale.