La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg pendant le siège de 1870.

Domaine : Beaux-Arts

Titre : La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg pendant le siège de 1870.

Auteur / Exécutant : BARTHOLDI Auguste

Date : 1895

Matière et technique : Réduction en bronze.

Dimensions : Longueur : 52 cm   Largeur : 78 cm   Hauteur : 85 cm   Diamètre :   

Musée : Musée Bartholdi – Colmar (68)

Numéro d'inventaire : 1998.1

Acquisition réalisée avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées (État / Région Grand Est)

Descriptif

La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg pendant le siège de 1870, un monument d’Auguste Bartholdi inauguré à Bâle le 20 octobre 1895, commémore l’action caritative d’une délégation de parlementaires suisses, qui obtint de l’assiégeant prussien qu’il libérât femmes, enfants et vieillard retenus dans Strasbourg soumis aux terribles bombardements que l’on sait. Le groupe constitutif comprend huit figures : quatre à l’avant, quatre à l’arrière. A l’avant, soutenue par un ange, allégorie — je cite le statuaire — de la « Charité émanant de la Suisse », la ville de Strasbourg, figure féminine vêtue d’un costume alsacien, de même qu’un enfant nu, se réfugient auprès de la Suisse, figure féminine vêtue d’un costume à l’antique et dont l’égide protecteur est gravé d’une croix, rappel de celle qui, depuis la Convention de Genève de 1864, symbolise l’organisation internationale à caractère humanitaire de la Croix Rouge. A l’arrière, tournant le dos au spectateur, une jeune mère porte et serre contre elle ses deux enfants nus , à ses pieds, mi-nu, le regard perdu dans le vide, un adolescent blessé à la main ramasse ses forces. Relevons que la figure de la « Suisse » emprunte quasiment son costume et sa tête — visage, coif fure (tresse en ajout !), diadème — à ceux de la Liberté éclairant le monde, inaugurée à New York en 1886, et que du groupe de la mère et de ses enfants procédera l’Adieu au pays, une sculpture en marbre que Bartholdi présentera en 1900 à l’Exposition universelle de Paris. A compter de l’année 1897, à Paris, Jaboeuf et Bézout entreprirent la fonte supervisée par l’artiste, de sept réductions en bronze du groupe sculpté, à savoir un chef-modèle et six épreuves. Ces réductions ne furent pas destinées à la vente. Elles revinrent toutes à Alfred Hervé-Gruyer, neveu et héritier du Baron Gilbert Gruyer (Strasbourg 1816 – Publier, Haute-Savoie 1893), commanditaire du monument et des dites réductions. Conformément aux volontés de feu son oncle, Alfred Hervé-Gruyer les offrit à des particuliers, amis du baron, à l’exception de l’épreuve n° 1 expédiée et exposée dès 1898 au musée de Strasbourg. En 1920, cet exemplaire fut déposé au musée Historique de la Ville, section « Guerre et Siège de 1870 », où depuis lors il est conservé. L’épreuve n° 2 fut offerte à Jacques Kling, cousin d’Alfred Hervé-Gruyer et expédiée au Château de Molsheim (Bas-Rhin). Après 1945, les héritiers de J. Kling déposèrent cet exemplaire en leur château de Sorans (Haute-Saône). C’est là qu’en 1994, il fut volé à sa légitime propriétaire, Madame de Chillaz. L’épreuve n° 3 fut offerte et expédiée à un certain M. Lourès (ou Laurès) à Montpellier. La localisation actuelle de cet exemplaire est inconnue. L’épreuve n° 4 fut offerte et expédiée à M. Coste, notaire à Montpellier où le baron Gruyer, fonctionnaire des Finances, avait fait carrière. Il s’agit de l’exemplaire acquit par le musée Bartholdi. L’épreuve n° 5 fut offerte à Mme Grouvel, résident à Paris. Très tôt elle intégra les collections du château d’Osthoffen (Bas-Rhin), propriété d’icelle. Cet exemplaire appartient aujourd’hui à un collectionneur privé étranger à la famille. L’épreuve n° 6 échut à Bartholdi. En 1906, Jeanne-Emilie Bartholdi, veuve du sculpteur, léguait cet exemplaire à la ville de Paris. Il est exposé de nos jours au musée du Petit Palais. Quant au chef-modèle, converti en épreuve ordinaire par suppression des clavettes d’assemblage, il fut expédié à Zurich, à l’adresse d’un destinataire inconnu, l’année 1901.

Bibliographie

HUEBER, Régis, Auguste Bartholdi : le monument à la Suisse secourant les douleurs de Strasbourg pendant le siège de 1870, catalogue d’exposition, Colmar, musée Bartholdi, 1999.

Exposition

Auguste Bartholdi : le monument à la Suisse secourant les douleurs de Strasbourg, Colmar, musée Bartholdi, 26 juin – 3 octobre 1999. Société des artistes français, Le Salon, Paris, Parc Floral, 26 octobre – 1er novembre 2005.

Auteur de la notice : Régis HUEBER

Musée Bartholdi – Colmar (68)

Musée de France

30, rue des Marchands
68000 Colmar

Tél. : 00 33 (0)3 89 41 90 60
Site : http://www.musee-bartholdi.fr

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